Au cœur de la mobilisation : des fermetures de classes qui passent mal sur le terrain. Car si certaines disparaissent, les élèves, eux, ne disparaissent pas. Résultat : des salles déjà pleines qui se retrouvent encore plus chargées. « On ferme ici pour entasser ailleurs », résume un enseignant dans la foule rapporte le Journal de Mayotte.
Les manifestants pointent un paradoxe criant dans un territoire où des milliers d’enfants restent encore sans solution scolaire. Entre manque de places, classes en rotation et conditions d’apprentissage dégradées, le quotidien des enseignants se complique.
Dans le cortège, les témoignages s’accumulent. Certains racontent devoir acheter eux-mêmes du matériel pour faire cours. D’autres évoquent des élèves en difficulté, dans un contexte où une grande partie ne maîtrise pas encore le français.
Au-delà des effectifs, c’est tout le système qui est remis en question. Manque de moyens humains, problèmes d’hygiène dans certains établissements, difficulté à fidéliser les enseignants… les syndicats dénoncent une accumulation de failles.
Après un premier rassemblement, la mobilisation s’est poursuivie dans les rues de Mamoudzou, signe d’un mouvement qui pourrait s’inscrire dans la durée.
Les discussions avec l’administration, elles, peinent à avancer. Une rencontre prévue avec la rectrice n’a finalement pas eu lieu, faute d’accord sur la composition de la délégation.



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