« On entendait des détonations partout », raconte une riveraine, encore marquée. Vers 2 heures du matin, les bruits d’explosions et les sirènes ont rythmé la nuit rapporte Mayotte La 1ère. Des véhicules ont été incendiés, tandis que des groupes de jeunes, parfois cagoulés, se déplaçaient rapidement dans les rues, fuyant les forces de l’ordre dans un jeu du chat et de la souris.
Sur le terrain, les gendarmes ont utilisé des gaz lacrymogènes pour contenir les débordements. Si leur présence rassure une partie des habitants, l’inquiétude reste vive. Beaucoup redoutent une répétition de ces scènes dans les jours à venir, notamment à la nuit tombée.
Dans ce climat tendu, l’opération menée dans le quartier de Kiyama s’est déroulée en journée. Au total, 43 habitations ont été détruites, dans une démarche présentée comme nécessaire pour assainir la zone et préparer un projet d’aménagement.
Les autorités assurent que des solutions de relogement ont été proposées à une partie des occupants, même si toutes n’ont pas été acceptées. L’objectif affiché est de transformer durablement le quartier, avec de nouvelles infrastructures et des logements aux normes.
Mais pour les habitants, le quotidien reste marqué par une fatigue profonde face à une insécurité devenue presque habituelle. « On finit par s’y faire… mais ce n’est pas normal », glisse une riveraine.



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