Selon les autorités, au moins 18 migrants ont péri, trois autres sont toujours portés disparus. Tous faisaient partie d’un groupe de 51 personnes, originaires pour la plupart d’Afrique continentale, notamment du Congo rapporte Mayotte La 1ère.
Le scénario, glaçant, se dessine peu à peu. Les passeurs auraient déposé les passagers sur un banc de sable, en pleine obscurité, leur assurant qu’ils étaient arrivés à Mayotte. Trompés, les migrants auraient alors tenté de rejoindre la côte à pied. Mais la mer en a décidé autrement.
Pris au piège par la marée montante et désorientés dans la nuit, beaucoup n’ont pas survécu. Les premières victimes ont été découvertes dès la nuit par les habitants, pêcheurs et autorités locales, avant que d’autres corps ne soient repêchés au lever du jour.
Une trentaine de survivants ont pu être secourus, certains légèrement blessés. Parmi les victimes, figureraient également de très jeunes enfants, rappelant la violence humaine de ces traversées clandestines.
Ce drame intervient dans un contexte migratoire déjà tendu dans la région. Depuis plusieurs années, les Comores font face à un afflux croissant de migrants, souvent partis de Tanzanie. Malgré le renforcement des coopérations régionales, les réseaux de passeurs continuent d’exploiter ces routes maritimes, au mépris des vies humaines.
Sur place, les victimes ont été enterrées dans un terrain mis à disposition par la commune. Une sépulture collective pour des destins brisés, loin de chez eux.



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