Dimanche, Mamitiana Rajaonarison, jusque-là chef du renseignement financier, a été nommé Premier ministre rapporte Mayotte La 1ère.
Ce choix intervient dans un climat politique tendu, marqué par une pression croissante de la jeunesse et des appels à un véritable renouvellement du pouvoir. En limogeant son précédent chef de gouvernement sans explication, le chef de l’État avait ouvert une période d’incertitude. La nomination de Rajaonarison vient désormais tenter de refermer cette parenthèse.
Ancien officier de gendarmerie, formé en partie en France et passé par les rangs de l’Académie militaire d’Antsirabe, le nouveau Premier ministre traîne derrière lui une réputation solide : celle d’un homme rigoureux, peu enclin aux compromis et farouchement opposé à la corruption. À la tête du SAMIFIN depuis 2021, il s’était imposé comme une figure clé dans la lutte contre les flux financiers illicites, n’hésitant pas à s’attaquer à des personnalités influentes.
Ce profil tranche avec l’image classique des figures politiques locales. Et c’est précisément ce que semble rechercher le président, qui évoque un « tournant » pour la nation et appelle à des décisions fortes. Derrière cette nomination, c’est une volonté affichée de restaurer la confiance dans les institutions, alors que la contestation gronde encore dans les rues et sur les réseaux sociaux.
Mais au-delà du symbole, le défi est immense. Madagascar entre dans une phase de transition politique annoncée pour deux ans, avec en ligne de mire une refonte institutionnelle complète et une élection présidentielle prévue en 2027. Le nouveau chef du gouvernement devra piloter cette transformation dans un contexte économique fragile et sous le regard attentif de la communauté internationale.



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