Dans un communiqué commun, trois syndicats — la Fédération nationale des artisans ambulanciers (FNAA), la Chambre nationale des services d’ambulances (CNSA) et la Fédération nationale des ambulanciers privés (FNAP)— expliquent que de nombreuses entreprises attendent toujours le paiement de prestations réalisées pour des patients non affiliés à la Sécurité sociale rapporte Mayotte La 1ère.
Certaines factures resteraient impayées depuis six à neuf mois, selon les représentants du secteur. Une situation qui fragilise de plus en plus les sociétés de transport sanitaire, contraintes d’assumer les coûts de ces interventions sans compensation financière rapide.
Les ambulanciers affirment avoir déjà tenté d’ouvrir des discussions avec les autorités, mais estiment que les négociations n’ont, pour l’instant, pas permis de débloquer la situation.
Pour se faire entendre, les professionnels prévoient de se rassembler à 9 heures sur le parvis de Mamoudzou, avant de rejoindre le siège de l’Agence régionale de santé (ARS). L’établissement public joue en effet un rôle central dans la prise en charge des transports urgents pour les patients ne bénéficiant pas de couverture sociale.
Le problème est particulièrement sensible à Mayotte, où une part importante de la population n’est pas affiliée à la Sécurité sociale. Dans ces cas-là, les entreprises d’ambulances assurant les gardes transmettent régulièrement leurs factures à l’ARS pour remboursement.
Mais selon les syndicats, les délais de paiement s’allongent et mettent en péril l’équilibre économique du secteur. À défaut de solution rapide, les ambulanciers espèrent que cette mobilisation permettra d’alerter les autorités et l’opinion publique sur une situation qui menace, selon eux, la continuité même du transport sanitaire sur l’île.



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