Dans un communiqué bref, le chef de l’État a indiqué qu’un nouveau Premier ministre serait nommé prochainement. En attendant, les secrétaires généraux des ministères assureront l’intérim pour maintenir le fonctionnement de l’administration rapporte Mayotte La 1ère.
Cette décision survient à peine quatre mois après l’arrivée au pouvoir des militaires, consécutive à de vastes mobilisations populaires menées par la jeunesse malgache. Depuis plusieurs semaines, les mouvements Générations Y et Z, à l’origine des manifestations qui ont précipité le changement de régime en octobre, dénonçaient des promesses non tenues et une gestion jugée inefficace du gouvernement.
Deux jours avant l’annonce présidentielle, ces organisations avaient publiquement réclamé la démission du Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo et de plusieurs ministres, accusés de ne pas être à la hauteur des responsabilités dans un pays encore fragilisé par le passage récent de deux cyclones.
Le mouvement de contestation ne s’arrête pas là. Les militants réclament également une réforme profonde des institutions, allant jusqu’à demander la dissolution de la Haute Cour constitutionnelle, de l’Assemblée nationale et de la commission électorale nationale indépendante, qu’ils accusent d’entraver toute véritable transition politique.
La crise malgache est suivie de près par la communauté internationale. La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) presse le pouvoir de transition d’organiser rapidement des élections présidentielles. Mais selon le calendrier annoncé par le chef de l’État, le scrutin ne pourrait pas se tenir avant septembre 2027, après un référendum destiné à instaurer une nouvelle république.
Dans la capitale, l’instabilité politique se poursuit également. L’élection de la maire d’Antananarivo, Harilala Ramanantsoa, a récemment été annulée par le Conseil d’État, relançant une nouvelle bataille électorale.



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