Une poignée de chauffeurs de taxi a de nouveau choisi la méthode lente pour faire entendre sa voix : une opération escargot organisée sur l’axe reliant Passamainty à la barge, avec pour revendication principale l’accès aux voies réservées du réseau Caribus rapporte L’Info Kwezi.
La veille pourtant, la préfecture avait opposé un refus clair à cette demande. Une décision qui n’a pas suffi à calmer la colère des chauffeurs. Au petit matin, une douzaine d’entre eux se sont engagés sur la route à faible allure, transformant en quelques minutes l’artère principale du chef-lieu en un long ruban de voitures immobilisées.
Les répercussions ont été immédiates. Les routes menant vers la barge se sont retrouvées saturées. Vers 10h30, la file de véhicules s’étendait de Cavani jusqu’au carrefour SFR. Pour certains automobilistes, le trajet s’est transformé en épreuve de patience. « Une heure pour aller du carrefour Baobab au rond-point de la pointe Mahabou », souffle un conducteur exaspéré.
Paradoxalement, le mouvement reste limité en nombre, mais son impact est considérable dans une ville déjà fragile sur le plan de la circulation. Chaque ralentissement suffit à paralyser l’ensemble du réseau routier.
Pour l’instant, aucun dialogue concret ne semble s’ouvrir entre les taxis et les autorités.



Gazeti est votre source d’information essentielle pour suivre toute l’actualité de 

