Seule commune mahoraise dépourvue de littoral, ce territoire du Centre-Ouest mise depuis longtemps sur l’agriculture comme colonne vertébrale rapporte Mayotte La 1ère.
Plus d’un quart de sa superficie est consacré aux exploitations agricoles. Entre Coconi, Kahani et Hapanzo, les parcelles dessinent un paysage rural singulier à Mayotte. Le lycée agricole et le Pôle d’excellence rurale de Coconi structurent la filière, tandis que le marché paysan mensuel met en lumière les productions locales. Au total, près de 300 exploitations sont recensées, ancrant Ouangani dans une identité agricole affirmée.
Mais derrière cette vitalité rurale, la commune avance sur un fil financier. Longtemps fragilisée par une trésorerie négative, elle affiche désormais des signes de redressement. En 2024, le budget de fonctionnement présente un excédent de 139 000 euros et l’investissement affiche un solde positif de 1,85 million d’euros. Un redémarrage progressif qui pèsera dans le débat électoral.
Quatre candidats briguent la mairie. Le maire sortant, Youssouf Ambdi, porte les couleurs du Mouvement pour le développement de Mayotte. Face à lui, Issoufi Madi pour « L’Avenir c’est aujourd’hui », Lahadji Abdou pour « Nouvel Élan pour Ouangani » et Daoudou Chanrani sous l’étiquette progressiste. Chacun devra convaincre un électorat de 4 168 inscrits, dans une commune qui compte un peu plus de 10 000 habitants.
Ouangani, c’est aussi une démographie dynamique, avec un solde naturel très positif, près de 445 naissances pour seulement 29 décès l’an dernier. Neuf écoles, un collège, deux lycées dont celui de Coconi, quelques professionnels de santé et une soixantaine de commerces structurent la vie quotidienne.



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