Car si l’eau douce manque à terre, l’eau salée, elle, entoure le territoire. Reste à la transformer. Le dessalement n’est pas une idée nouvelle, mais il a un talon d’Achille : son coût énergétique. Produire de l’eau potable à partir de la mer exige une quantité importante d’électricité, souvent issue d’énergies fossiles rapporte Mayotte Hebdo.
Une autre voie est aujourd’hui explorée : l’« énergie thermique des mers », surnommée énergie bleue. Le principe repose sur un phénomène naturel simple : la différence de température entre l’eau chaude en surface et l’eau froide en profondeur. Exploitée intelligemment, cette variation permet de produire de l’électricité renouvelable.
Depuis 2020, l’Université de Mayotte mène des travaux pour adapter cette technologie aux réalités locales. Les eaux mahoraises, marquées par un fort contraste thermique, offrent des conditions propices à l’expérimentation.
Le projet à l’étude est une barge installée au large, équipée d’un système capable à la fois de produire de l’électricité grâce à l’énergie thermique des mers et d’alimenter une unité de dessalement. Une sorte d’usine flottante autonome, pensée pour limiter l’empreinte environnementale et réduire la dépendance énergétique du territoire.
Si l’idée séduit par son audace, elle soulève aussi des questions techniques, financières et écologiques. C’est dans ce contexte qu’une conférence publique est organisée par le Rectorat et l’Université de Mayotte. Damien Devault, maître de conférences HDR, y présentera les contours scientifiques du projet et ses perspectives.



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