À Mayotte, un trafic structuré de médicaments et de produits phytosanitaires interdits vient d’être démantelé, révélant un circuit d’importations illégales aux ramifications internationales rapporte L’Info Kwezi.
Tout commence le 10 novembre 2024, sur le port de Longoni. Les douaniers interceptent une cargaison suspecte : insecticides, herbicides et médicaments, parmi lesquels du Diprosone et de l’Ibucap. Des produits sans autorisation de mise sur le marché, destinés à être écoulés discrètement. L’affaire prend alors une ampleur judiciaire. Sous l’autorité du pôle régional environnement du tribunal judiciaire de Saint-Pierre, l’enquête s’oriente vers un réseau organisé.
Les investigations du détachement de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) de l’océan Indien mettent en lumière un système bien rodé. Des substances achetées à bas coût, en provenance de Tanzanie, de Chine ou encore de Dubaï, puis revendues dans des commerces de proximité, sans aucun contrôle sanitaire. À la clé, des marges confortables et un risque considérable pour les consommateurs.
Le 10 février 2026, l’étau se resserre. Une opération coordonnée conduit à l’interpellation de six personnes : cinq à Mayotte, une dans l’Allier. Les perquisitions permettent la saisie de médicaments classés sur liste I et II, de produits phytopharmaceutiques prohibés et d’environ 105 000 euros, soupçonnés de provenir de ce trafic. Les enquêteurs évoquent également des flux financiers caractéristiques d’un possible blanchiment.
Les mis en cause devront désormais répondre de leurs actes devant la juge d’instruction. Les faits, qualifiés de criminalité organisée à dimension transnationale, exposent leurs auteurs à de lourdes sanctions pénales.



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