Le bilan provisoire fait état d’au moins 20 morts. Quinze personnes sont toujours portées disparues, tandis que 33 autres ont été grièvement blessées rapporte Mayotte La 1ère.
C’est en début de soirée que le mur de l’œil de Gezani a frappé de plein fouet la cité portuaire. Des rafales atteignant les 250 km/h ont arraché toitures et palmiers, transformant les avenues en champs de débris. Sur les images diffusées par les autorités, des quartiers entiers apparaissent éventrés, les toits de tôle envolés à perte de vue, les rues noyées sous les eaux et les troncs d’arbres couchés comme des brindilles.
Les témoignages décrivent une scène d’apocalypse. « C’est le chaos total », confie un responsable humanitaire sur place. Selon lui, une immense majorité des habitations ont perdu tout ou partie de leur couverture. Les routes sont impraticables, bloquées par des tôles et des arbres déracinés, empêchant toute circulation normale.
Le Centre météorologique régional spécialisé cyclones de La Réunion évoque « l’un des impacts directs les plus intenses de l’ère satellitaire » sur la région de Toamasina, comparable au cyclone Geralda qui avait frappé Madagascar en 1994, causant des centaines de morts et des centaines de milliers de sinistrés.
Les opérations de secours s’organisent dans l’urgence. Les vols commerciaux sont suspendus à l’aéroport de Toamasina, mais des rotations humanitaires et militaires ont été autorisées. Une quinzaine de membres de la protection civile des armées ont été dépêchés pour appuyer les équipes locales.
Rétrogradé en tempête tropicale après avoir touché terre, Gezani continue néanmoins sa traversée d’est en ouest, maintenant un risque élevé d’inondations. Les prévisionnistes redoutent par ailleurs une nouvelle intensification du système dans le canal du Mozambique, où il pourrait retrouver le statut de cyclone avant de menacer les côtes mozambicaines en fin de semaine.



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