Depuis plusieurs jours, des chauffeurs grévistes bloquent l’accès aux dépôts d’exploitation, empêchant toute sortie de bus. Une situation qui prive de transport de nombreux élèves rapporte Mayotte La 1ère. À Handrema, ce lundi matin, parents et enfants ont attendu en vain un bus qui n’est jamais arrivé. « Entre les caillassages et les grèves, on en a assez. Ce sont toujours nos enfants qui paient », lâche un parent, la colère mêlée à l’épuisement.
Les lignes du nord et du sud sont particulièrement touchées. Au collège de Koungou, seuls deux bus ont finalement assuré le retour des élèves à la sortie de 13 heures. Un soulagement relatif pour certains jeunes, quand d’autres ont dû se débrouiller par leurs propres moyens. « J’ai attendu longtemps, aucun bus n’est passé. Quelqu’un m’a finalement ramené au collège », raconte un collégien.
Face à ces blocages, la direction de Matis a décidé de saisir la justice, dénonçant une entrave à la liberté de travailler et à la circulation des véhicules. Une initiative vivement critiquée par les grévistes, qui estiment que le dialogue social a été remplacé par la menace judiciaire. « Au lieu de venir discuter pour sortir de la crise, ils préfèrent porter plainte. Nous, on ne bougera pas », affirme l’un d’eux.
Au cœur des revendications : une revalorisation salariale. Les salariés réclament une augmentation comprise entre 17 et 20 %, qu’ils jugent légitime au regard de la situation financière du groupe. Au dépôt de Longoni, le statu quo domine, chacun campant sur ses positions.
Contactée, la direction de Matis indique ne pas souhaiter communiquer tant que la procédure judiciaire est en cours. De leur côté, les représentants des grévistes doivent être reçus ce mardi par l’Assemblée de Mayotte, qui délègue le service de transport scolaire à l’entreprise.



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