À l’appel initial de la FSU-SNUipp, deux autres organisations syndicales ont décidé de rejoindre le mouvement : la CFDT Académie de Mayotte et la CGT Éduc’action Mayotte rapporte Mayotte La 1ère.
Dès 9 heures, un rassemblement est prévu devant le rectorat, à Mamoudzou. Les syndicats entendent dénoncer une situation qu’ils jugent devenue intenable. Classes surchargées, bâtiments délabrés ou dangereux, pénuries d’eau potable, élèves sans solution de scolarisation : pour les représentants du personnel, les dysfonctionnements s’accumulent sans réponse structurelle.
Dans un communiqué, la CGT Éduc’action dresse un constat alarmant. « Le système éducatif craque de partout », affirme le syndicat, qui déplore un recul sur des points jugés essentiels, tant pour les conditions de travail que pour l’accueil des élèves. Parmi les revendications mises sur la table figurent une revalorisation de l’indexation salariale, la titularisation des contractuels, des aides au logement élargies et la mise en place de l’Ircantec. Le syndicat réclame également un plan d’urgence pour la construction scolaire et une meilleure gestion administrative, après plusieurs épisodes de retards ou d’erreurs de paie.
De son côté, la CFDT Académie de Mayotte met en lumière une problématique spécifique au territoire : la situation des personnels étrangers employés dans l’Éducation nationale. Le syndicat alerte sur leur « précarité administrative », liée aux difficultés de renouvellement des titres de séjour ou d’obtention de visas. Une instabilité qui fragilise, selon lui, à la fois les contrats de travail et les situations locatives. La CFDT dénonce notamment le fait que Mayotte soit « le seul territoire français où la durée du contrat de travail est conditionnée à celle du titre de séjour », une exception jugée inacceptable.



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