À Mayotte, la saison de reproduction des tortues marines est désormais bien entamée, et avec elle, le retour discret mais spectaculaire des pontes sur le littoral rapporte L’Info Kwezi. Cette année encore, les tortues imbriquées n’hésitent pas à monter sur le sable, parfois même en pleine journée, sous les regards surpris des promeneurs.
Dans les eaux de Mayotte, cinq des sept espèces de tortues marines connues dans le monde sont recensées. Deux d’entre elles, la tortue verte et la tortue imbriquée, fréquentent régulièrement le lagon et les plages. Mais lorsqu’elles quittent la mer pour creuser leur nid, leur lente progression les rend particulièrement vulnérables aux obstacles naturels… et aux activités humaines.
Ces derniers jours, une scène peu commune s’est déroulée sur le secteur de Charifou. Une femelle tortue imbriquée s’est retrouvée bloquée lors de sa montée à terre, entravée par un baobab couché sur son trajet. Alerté, le Réseau d’échouage mahorais de mammifères marins et de tortues marines a coordonné une intervention rapide avec l’aide des personnes présentes. L’animal a pu être libéré et poursuivre son cycle naturel.
Quelques jours plus tard, une autre tortue a été observée sur la plage des Badamier, après avoir pondu avant de regagner lentement la mer. Des scènes précieuses, mais fragiles.
Le REMMAT insiste sur les bons réflexes à adopter face à ces géantes marines. Garder ses distances, éviter les flashs, les bruits ou tout obstacle sur leur chemin est essentiel pour ne pas compromettre la ponte. Se placer devant l’animal ou tenter de le toucher peut suffire à le faire rebrousser chemin, parfois définitivement.
En cas de situation inhabituelle ou préoccupante, le réseau appelle à contacter immédiatement ses équipes, joignables 24 heures sur 24. Chaque signalement permet de mieux comprendre les pressions exercées sur ces espèces protégées et d’adapter les actions de conservation.



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