Ce mercredi, agriculteurs et pêcheurs ont été appelés à élire la nouvelle gouvernance de la CAPAM, la Chambre d’agriculture de la pêche et de l’aquaculture, dont le mandat s’étendra jusqu’en 2030 rapporte Mayotte La 1ère.
Initialement prévues l’an dernier, les élections avaient été repoussées en raison du cyclone Chido, qui avait lourdement frappé les exploitations de l’île. Cette fois, ce sont 1 372 électeurs, tous affiliés à la Mutualité sociale agricole, qui sont attendus au Pôle d’Excellence Rurale de Coconi pour désigner les représentants des cinq collèges du scrutin.
Mais sur place, l’ambiance était loin d’être sereine. Très tôt dans la journée, les critiques fusent sur l’organisation du vote. Une seule salle a été aménagée pour accueillir près de 1 400 électeurs, provoquant de longues files d’attente et un découragement palpable. « Beaucoup sont fatigués, certains sont malades, d’autres viennent avec des enfants. Ce n’est pas normal », s’indignait une électrice. D’autres redoutaient un scrutin faussé par les départs précipités de votants excédés par l’attente.
Malgré ces tensions logistiques, l’enjeu reste majeur. Derrière ce vote se joue l’orientation de l’agriculture et de la pêche à Mayotte pour les prochaines années : politiques locales, répartition des aides, accompagnement des exploitants et poids de la profession face aux pouvoirs publics.
Le scrutin, ouvert jusqu’à 18 heures, est intervenu dans un contexte encore fragile. Un an après le cyclone Chido, de nombreux agriculteurs tentent à peine de se relever, de reconstruire et de relancer leur production.



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