En cause : un quotidien devenu, selon eux, intenable, où l’insécurité et la dégradation des conditions de travail se mêlent dangereusement rapporte Mayotte La 1ère.
Installés à la lisière de quartiers régulièrement secoués par des affrontements entre jeunes, les agents racontent travailler sous tension permanente. À certaines heures, les attroupements se forment devant leur portail, parfois jusqu’à dégénérer. « Des collègues ont déjà été pris à partie », confie l’une des représentantes du personnel, évoquant une peur devenue routinière.
Mais la colère ne s’arrête pas aux menaces extérieures. À l’intérieur des locaux, le tableau est tout aussi sombre. Manque de matériel, outils informatiques quasi inexistants, connexions défaillantes : assurer un suivi social correct relève du parcours du combattant. Depuis le passage du cyclone Chido, les problèmes se sont accentués : humidité persistante, moisissures sur les murs, faux plafonds fragilisés, odeurs d’égout remontant jusque dans les bureaux. « Travailler dans ces conditions n’est plus acceptable », résument les agents.
Ce mouvement n’est pas un coup d’éclat isolé. Il s’agit du troisième droit de retrait exercé ces dernières années sur ce site, signe d’un malaise profond et durable. Pour l’heure, aucune réponse officielle n’a été apportée par l’Assemblée de Mayotte, pourtant compétente sur le dossier social.
En attendant d’éventuelles mesures concrètes, les agents restent mobilisés. Leur message est clair : protéger les enfants ne peut se faire au prix de leur propre sécurité et de leur santé.



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