Depuis le passage du cyclone Chido, l’équilibre déjà fragile entre déchets, salubrité et environnement semble avoir cédé, laissant le champ libre à une prolifération massive de rongeurs sur l’ensemble du territoire rapporte Mayotte Hebdo.
L’accumulation de détritus, conséquence directe des difficultés persistantes de collecte, a transformé rues, ravines et abords d’habitations en véritables garde-manger pour ces nuisibles. Les caniveaux obstrués sont devenus des repaires idéaux, favorisant une reproduction rapide et incontrôlée. Un phénomène d’autant plus marqué que les pluies récentes ont bouleversé ces refuges, contraignant les rats à migrer vers des zones plus sèches… souvent à l’intérieur même des logements.
Dans les quartiers comme dans les villages, les témoignages se multiplient. Les habitants décrivent des incursions nocturnes, des traces dans les cuisines, des bruits dans les cloisons. Une présence anxiogène, porteuse de risques sanitaires, dans un contexte où la population reste fragilisée par les conséquences du cyclone.
Face à l’urgence, les entreprises de dératisation sont sollicitées en nombre, mais se heurtent à une réalité préoccupante. Les traitements classiques perdent en efficacité, certains rongeurs semblant résister aux produits habituels. Des professionnels évoquent même l’apparition de nouvelles espèces, possiblement introduites par les flux maritimes, rendant la lutte encore plus complexe.
Entre déchets persistants, conditions climatiques favorables et réponses limitées, la bataille contre cette invasion s’annonce longue. Elle pose une nouvelle fois la question de la gestion des déchets et de la prévention sanitaire, désormais indissociables de la santé publique à Mayotte.



Gazeti est votre source d’information essentielle pour suivre toute l’actualité de 

