Ces deux pays, désormais considérés comme des étapes clés sur la route migratoire reliant l’Afrique des Grands Lacs à l’archipel, ont lancé un projet de coopération visant à renforcer la lutte contre l’immigration clandestine rapporte Mayotte La 1ère.
Ce partenariat, piloté par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), repose sur un budget de 367 000 euros et s’étendra sur deux ans. L’objectif principal : améliorer la surveillance des frontières terrestres, maritimes et aériennes des deux nations. Pour cela, il s’agira de doter les autorités locales des équipements, infrastructures et compétences nécessaires pour mieux contrôler les flux migratoires.
La première étape de ce projet consistera à créer un comité réunissant des représentants des Comores, de la Tanzanie, ainsi que des experts de l’OIM. Ce groupe de travail aura pour mission de mieux comprendre le fonctionnement de cette route migratoire grâce à une étude approfondie. Les résultats de cette recherche serviront ensuite à élaborer des protocoles de coopération internationale afin de mieux gérer ce phénomène.
Ce n’est pas la première fois que l’OIM intervient aux Comores. En quatre ans, c’est déjà le troisième projet de l’institution sur l’archipel. Les précédents efforts ont notamment permis de renforcer la formation des agents d’immigration et d’élaborer une politique migratoire nationale. En juin dernier, ces initiatives ont conduit à l’adoption d’une loi durcissant les sanctions contre le trafic de migrants et à la ratification de la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée.